Entretien avec Madame Lafoi Mairesse Bénédicte Propriétaire de la Ferme du Père André à Abidjan Djorobité

BÉNÉDICTE LAFOI 2La Ferme du Père André : Un modele d’entrepreneuriat

Joua Mairesse Lafoi Bénédicte est une jeune dame originaire de la Côte d’Ivoire qui s’est lancée dans l’élevage de poulets fermiers hybrides, depuis un an, au sein de la capitale ivoirienne, Abidjan. Nous avons choisi de l’interviewer afin d’encourager ceux qui veulent se lancer dans le secteur de l’agriculture.  

  • Bonjour Mme Koua Mairesse La Foi Bénédicte, pouvez-vous vous présenter s’il vous plaît, quel est votre métier ?  Je suis Koua épouse Mairesse Lafoi Bénédicte, marié sans enfant et je suis esthéticienne professionnelle.
  • Vous êtes propriétaire d’une ferme BIO à Abidjan, plus précisément à Djorobité, qui se nomme la Ferme du Père André, pouvez-vous nous en dire un peu plus ? La Ferme du Père André est construite sur un terrain de 800m2 environ, elle compte 4 bâtiments deux dortoirs et un magasin pour le stockage des aliments des animaux. 
  • Déjà pourquoi ce nom (sourire) ? C’est mon époux qui à décidé d’honorer son mentor Monsieur André
  • Comment avez-vous eu l’idée de construire une ferme BIO et quelles sont les raisons qui vous ont réellement motivés ? Je commencerai par la raison qui m’a motivé, c’est que mon époux refusait les œufs du village pour son petit déjeuner parce qu’ils étaient mal conservés, c’est ainsi qu’il a décidé d’élever une cinquantaine de poules pondeuses au village, juste pour avoir les œufs frais. C’est de là qu’est parti mon amour pour l’élevage et l’idée d’avoir une plus grande ferme.
  • La ferme du Père André compte combien d’employés ? Pour le moment la ferme compte 2 employés.
  • FB_IMG_1525813557957Quels types d’animaux peut-on retrouver dans votre ferme, et combien y en a-t-il ? Vous trouverez des poulets hybrides, des pintades, des canards, des cailles jumbo et des lapins et nous avons environ 2000 sujets reproducteurs.
  • Comment les nourrissez-vous au quotidien, avec du BIO ? C’est tendance en ce moment (sourire)… Nous nourrissons nos animaux avec des aliments de qualité et 100% locaux de la marque IVOBEL qui a été élaboré par deux nutritionnistes professionnels belge et ivoirien pour le bon développement de nos animaux, et oui nous adhérons à cette nouvelle tendance.
  • Vous êtes une femme mariée, l’entretien de la ferme et des animaux peut être une tâche contraignante au quotidien, comment conciliez vous votre vie professionnelle et votre vie de famille ? Vraiment c’est pas facile mais Dieu merci j’ai un époux qui est un passionné comme moi, ainsi que ma mère et mon frère qui m’aide énormément à pouvoir l’entreprise et la vie de famille.
  • Visiblement, les animaux sont une passion pour vous, quelle est votre relation avec ces derniers dans la ferme ? Mes animaux sont mes bébés, j’ai même attribué des surnoms à chacun (rire).
  • Une anecdote drôle ?  La première année mon époux a acheté des « poussins pondeuses » chauffés de deux semaines pour les envoyer au village. À la veille de notre départ nous sommes allés chercher les poussins de peur que le vendeur ne les vende donc nous avons aménagé un petit coin dans notre studio pour eux et nous sommes sortis en amoureux (rire) pour ne rentrer qu’à minuit à notre grande surprise quelques poussins étaient couchés sur notre lit et d’autres sur notre canapé rempli de crotte, imaginez le nettoyage qu’ils m’ont fait faire (rire).
  • Nombreux sont les paramètres auxquels il convient de réfléchir pour se lancer dans la construction d’une ferme, une formation est-elle nécessaire ? Vous savez l’élevage ce n’est pas seulement donner des grains aux animaux et c’est fini, il y a tout un système dont il faut tenir compte pour bien investir et réussir son élevage et pour ça une bonne formation ne peut qu’être bénéfique.
  • Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui veulent se lancer comme vous dans la construction d’une ferme ? Mon conseil aux personnes novices qui veulent se lancer c’est d’aller de ferme en ferme pour apprendre auprès de ceux qui sont bien expérimenté dans le domaine de l’élevage avant de se lancer car cela va beaucoup les aider.
  • Enfin que pensez-vous de la façon dont l’être humain traite les animaux dans les élevages intensifs à l’étranger ? Pour moi c’est une aberration, c’est pour cela que j’ai opté pour un élevage en liberté ainsi j’aurai des animaux sains et cela coûtera moins cher que de faire ce type d’élevage. Comme mot de fin, j’ajoute à cela que je remercie le magazine de m’avoir donné l’opportunité de me faire connaître sur le plan national et international, je vous encourage dans cette optique. Merci.
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